En ce moment

Expositions temporaires

Le musée comporte des expositions permanentes et une exposition temporaire. Cette dernière est renouvellée chaque saison pour approfondir un sujet, révéler de nouvelles collections ou présenter un thème en lien avec l’actualité du territoire. Depuis 40 ans plusieurs expositions ont été imaginées.

Actuellement au musée

musée matheysin Vase du Villard à Entraigues, 50-80 ap. J-C.
2020-2023

Panoramatheysine,
images du Petit Train de La Mure

Exposition avril à septembre 2022

Le Petit Train de La Mure repart ! Inaugurée en 1888, la voie métrique de Saint-Georges-de-Commiers à La Mure dessert enfin les mines d’anthracite. Dès 1903, on expérimente le « premier train électrique au monde en courant continu à haute tension » !

Pour les voyageurs, le périple est mémorable : « Le paysage avait surgi, terrible, de toutes parts » (J-K. Huysmans, 1898). Aux confins de la Matheysine et du Trièves, le panorama fascine passagers et photographes. Les audacieux ouvrages d’art tutoient les gorges du Drac et le Mont-Aiguille, le vallon des Mottes et la Pierre-Percée, la vallée de la Roizonne et l’Obiou jusqu’au pays de Corps, son terminus de 1932 à 1947, proche de La Salette.

« Le cinéma a fait connaître cette ligne dans le monde entier » (Guide de La Mure, 1925).

« La voie la plus pittoresque des Alpes » impressionne la pellicule de Léon Gaumont en 1902. Les artistes clament la beauté des paysages sillonnés par ce train garant de l’essor économique et industriel du Plateau matheysin puis du Valbonnais et du Beaumont.

En 1988, adieu les noirs wagons de charbon. Désormais rouges, les locomotives électriques et voitures « 1930 » véhiculent l’essor touristique de la Matheysine promue par de nouvelles cartes postales et œuvres diverses. Cette imagerie atteste la ferveur de tous les « ferrovipathes » et l’attachement des Matheysins à leur Petit Train.

Expositions passées

Le Musée matheysin vous propose une rétrospective des expositions passées. Vous trouverez ci-dessous le détails de nos dernières expositions.
musée matheysin Vase du Villard à Entraigues, 50-80 ap. J-C.
2019

Le pateau des gants

Dès les années 1850, des centaines de mains du Plateau matheysin ont tanné, fendu, cousu, brodé la peau de chevreau et contribué ainsi à l’âge d’or du fameux gant de Grenoble jusqu’à son crépuscule vers 1960.

La Matheysine se souvient surtout des Perrin, une famille partie de Nantes en Rattier en 1860 pour fabriquer des gants à Grenoble puis conquérir New-York, Montréal, Londres… Une Ganterie Perrin (chevreau) à La Mure et une fabrique Valisère (filière tissue de Perrin) à La Motte d’Aveillans ont procuré de l’ouvrage pour les hommes (aux ciseaux) et les femmes (à l’aiguille), du travail individuel ou en famille, à domicile ou à l’atelier, métier principal ou travail d’appoint pour les grandes maisons grenobloises. En 1906, La Mure compte plus de 250 gantiers parmi 3 343 habitants !

C’était l’époque où les usages dictaient chapeau et gants pour habiller la femme distinguée et l’homme de goût. Loin d’être un détail du costume, le gant a été bien plus qu’un accessoire de mode ; la littérature et les expressions perpétuent sa charge symbolique.

L’exposition propose des gants anciens et actuels, issus de collections publiques et privées matheysins : de la délicate pièce de haute couture à la fragile broderie de communiante. Des clichés inédits ravivent aussi le souvenir des gantières et des gantiers. Aujourd’hui, les gants protègent du froid, du chaud, du piquant, du coupant, du corrosif, des chutes, ils lavent, essuient, assurent la prise… Ils sont partout, de la salle de bain à la cuisine, de l’usine aux terrains de sport. Les gants du champion du monde de boxe René Jacquot (super-welters WBC en 1989) et du pilote de rallye Bruno Saby (1er au rallye Monte-Carlo en 1988) constituent de véritables reliques aimablement confiées au musée.

2019

Tracteurs for ever

McCormick « Farmall », Massey-Harris « Pony », Ferguson « Petit Gris »… Ici et là, les vieux tracteurs témoignent encore de la vague de progrès qui gagna les campagnes françaises d’après-guerre.

Espoir d’une ferme radieuse, prospère et sans peine, cette machine révolutionna le travail, les habitudes, le paysage. Bras armé du remembrement des Trente Glorieuses, le tracteur a transformé le paysan en exploitant agricole productif. Dans le Sud de l’Isère, cette motorisation n’a été ni providentielle ni dénuée de conséquences.

Dans une société d’« obsolescence programmée », ces modèles d’endurance cultivent toujours la terre… et les souvenirs : les vacances d’été, le premier volant, les défilés ! Décorés, ces pionniers tiraient les chars du Carnaval. Aujourd’hui, les gros tracteurs manifestent pour défendre un monde rural en crise. Héros de livres d’enfants, de la publicité ou du cinéma comique, les tracteurs sont aussi des jouets populaires et des pièces de collection.

L’exposition Tracteur for ever évoque ces aspects complétés de modèles réduits, documents et films anciens autour d’un authentique McCormick « Farmall Cub » de 1955. Saisies dans le décor du Trièves, du Vercors et de la Matheysine, les photographies d’Emmanuel Breteau présentent des paysans « retraités », actuels ou en devenir maniant leurs engins d’hier et d’aujourd’hui.

Porche d’entrée du musée matheysin, 18ème siècle
La salle voutée au 1er étage de la tour médiévale - musée matheysin - la Mure
2017

Anthracités l’habitat minier matheysin

28 mars 1997 : dernière descente des mineurs au Puits du Villaret à Susville
2017 : la Matheysine se souvient de la fin de l’exploitation des « Mines de La Mure »

20 ans après la dernière remontée d’anthracite, les carreaux du Villaret et des Rioux dressent encore leur chevalement rouge ou vert dans le paysage matheysin. Outre les puits, il reste aussi les cités, ces quartiers érigés pour la main d’œuvre de la Compagnie des Mines de La Mure puis des Houillères du Bassin du Dauphiné. Réparties de La Motte d’Aveillans à La Mure, en passant par Pierre-Châtel, Susville et Prunières, de nombreuses maisons sont toujours peuplées d’anciens mineurs.

On a oublié la variété voire la modernité de cette architecture et de cet urbanisme ouvrier générés de 1860 à 1968. L’exposition temporaire Anthra’cités retrace l’histoire des cités minières en exhumant des documents inédits complétés de collections particulières et publiques. Des dépôts de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne illustrent l’importance du patrimoine industriel et urbain dans la création actuelle. Des prêts d’Emmaüs-La Mure et une maquette restituent l’atmosphère domestique de ces logements, avant et après la nationalisation des mines en 1946. Entre 2011 et 2017, plusieurs quartiers ont été entièrement réhabilités.

2016

Paysages-in-situ

Paysages-in-situ : un jeu de faussaire à partir des peintures et photographies de paysages des musées et des bibliothèques de l’agglomération grenobloise et de l’Isère

Le jeu paysages-in-situ consiste à retrouver l’emplacement exact où était situé l’artiste quand il a réalisé une peinture ou une photographie de paysage, puis à créer vous-même une réplique depuis ce même point de vue.On ne regarde sans doute pas le paysage aujourd’hui comme on le regardait autrefois, lorsque les individus étaient majoritairement des ruraux, ni même, plus récemment, lorsque notre rapport quotidien au monde extérieur ne transitait pas par l’écran d’un ordinateur ou d’un téléphone mobile.

Le mot « paysage » est apparu tardivement laissant supposer que les femmes et les hommes qui ont habité et pratiqué le territoire n’avaient pas ressenti le besoin de nommer ce lointain des environs. Employé pour la première fois en Europe vers 1510, plusieurs années après l’apparition des premières peintures de paysage, le terme traduit d’abord une représentation peinte avant de devenir, selon Le Robert, une « portion de nature qui s’offre à la vue de l’observateur ».

Paysages in-situ tente d’éveiller notre attention au paysage, et d’affiner nos perceptions en confrontant le point de vue des uns et des autres : marcheurs infatigables ou contemplatifs à la fenêtre, habitants de longue date ou touristes, natifs d’ici ou héritiers d’autres paysages, cueilleurs de champignon ou photographes.

« L’Obiou, qui majestueusement élève sa dentelle de pierre en une architecture de si pittoresque ordonnance, et forme, en toute saison, avec ses multiples visages, une merveilleuse toile de fond à notre Matheysine… » Victor MIARD (1893-1971)

Porche d’entrée du musée matheysin, 18ème siècle
La salle voutée au 1er étage de la tour médiévale - musée matheysin - la Mure
2015

Histoire en Briques LEGO®

7 mars 1815 : après sa fuite de l’île d’Elbe, l’Empereur traverse La Mure pour reconquérir le pouvoir à Paris…
1815-2015 : Bicentenaire du passage de Napoléon en Matheysine via la route qui porte aujourd’hui son nom. Pour l’occasion, la municipalité organise des manifestations populaires liées à l’événement.

Du 14 août au 18 octobre 2015, le Musée Matheysin accueille une exposition originale et ludique : « L’Histoire en briques LEGO® ». Ces œuvres uniques illustrent le patrimoine du Ier Empire et construites en LEGO®, D’abord présentées à Rueil-Malmaison en 2014, puis à Waterloo en 2015, ces pièces spectaculaires partiront pour Genève après plusieurs semaines à La Mure !

Parmi les créations exceptionnelles réparties dans toutes les salles du musée :

Le Dôme des Invalides – La berline de Napoléon – le tableau de Bonaparte franchissant les Alpes – le bureau Empire avec ses accessoires – un fauteuil Empire – la harpe de Joséphine – le Code Civil – le bicorne… + 5 œuvres originales créées à la demande de la ville de La Mure valorisent le patrimoine local :Le sanctuaire de Notre Dame de La Salette – le Petit Train de La Mure – une lampe de mineur – un chevalement de la mine – la scène de la prairie de la rencontre.

Musée matheysin

Service culturel 
de la ville de La Mure